le blog de lue!

28 mars 2008

Le petit poème de Hugo, qui à chaque fois que je le lis, me laisse toute attendrie...

Jeanne était au pain sec...

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

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DANSER...

Danser.
C'est le comble de l'expression corporelle. C'est laisser son corps s'exprimer en fonction d'un rythme, un tempo, une vibration. C'est une forme de liberté: aucune restriction à l'abandon du corps sur la musique. Etre pris dans un flux et se laisser aller comme une petite feuille morte qui virevolterait dans une bourrasque entraînante.
C'est d'abord battre la mesure, saisir un code, prendre son envol et se laisser entraîner avec fluidité. Une sensation que des ailes nous poussent et que l'on surplombe le monde l'espace d'un instant.
Ne plus réfléchir, fermer les yeux et suivre le rythme, la cadence.
Danser, balancer, chasser, pointer, étirer, débouler, tourner, tourner et encore tourner tourner à en perdre le Nord, l'équilibre et la raison. Avoir une véritable poussée d'adrénaline, ne plus penser, juste se sentir vivre.
Danser devient perception, perception du corps, perception de l'espace.
Mettre toute son énergie dans l'enchaînement des mouvements, sentir son coeur battre son plein, danser pour l'intensité, danser pour s'épuiser, jusqu'à en avoir le souffle coupé, puis s'affesser! Et c'est à ce moment là, précisément là, que tu ressens l'intensité du bonheur.
Rime avec légereté mais danser à en pleurer...

Danser, ce n'est pas une passion, mais un besoin.

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Pourquoi appelle-t-on Paris Paname?

Le petit sobriquet bien connu de Paris est PANAME. Mais d'où cela vient-il?
Il semblerait que Paname soit né afin d'évoquer la face cachée de Paris, ville pourvue de rares espaces verts et plus précisément les quartiers défavorisés, où le macadame est omni présent. Paname serai donc une contraction de PAris et macadAME!

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24 mars 2008

Adèle et laura

Ce n'est pas un ami que l'ami de tout le monde...

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Par création

Elle a batit sa vie, elle a forgé son destin, elle a dessiné sa ligne de conduite.
Elle a assemblé les pièces du puzzle avec une certaine rigueur, se détournant de la vision d'un ensemble désordonné et s'est mise méthodiquement à placer les pièces les unes avec les autres. Elle a laissé son oeuvre inachevé puis elle y est revenue et éprouvait la même satisfaction à chaque fois qu'elle complètait un vide. La complexité ne l'a pas découragée. Aujourd'hui c'est l'achèvement de la construction. Son coeur va cesser de battre lorsqu'elle posera la dernière pièce dans l'espace lacunaire, la pièce centrale, celle qui magnifie le tout.
C'est la fin de la construction mais la naissance d'une oeuvre, une sorte de réincarnation. Elle a batit sa vie, elle a forgé son destin, elle a dessiné sa ligné de conduite, elle a tout simplement vécu par création.

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